Attaques à répétition dans l’ouest de la Côte d’Ivoire

Article : Attaques à répétition dans l’ouest de la Côte d’Ivoire

Attaques à répétition dans l’ouest de la Côte d’Ivoire

Enjeux de taille ! Les élections locales ivoiriennes sont-elles à la base des récentes attaques dans le Cavally ?

Pour le moins qu’on puisse dire, c’est que les deux localités où les armes ne cessent de crépiter depuis quelques jours – notamment Toulépleu et Blolequin – sont par excellence les zones de concentration des têtes de liste aux Municipales et aux Régionales. Qui à défaut d’un consensus se livrent en ce moment à une guéguerre de Bas étage. Les attaques qui avaient pris fin en 2012 viennent de reprendre dans cette fièvre électorale.

En tous cas, le PDCI et l’UDPCI ont décidé de faire bloc autour de la liste conduite par le ministre Banzio. Le village de Zilébly (département de Toulepleu) vient d’être attaqué par des inconnus au moment où les Forces républicaines devraient redoubler de vigilance pour parer à toute éventualité. Une semaine après, les assaillants vont tonner la poudre successivement dans les villages de Tuobly et ‘’petit Guiglo’’ (département de Blolequin). Si des autorités préfectorales indiquent que la résurgence de ces attaques s’expliquerait pas le manque de vigilance des FRCI, des cadres de la région pensent que ces agissements sont de nature à freiner le retour de plus de 3500 refugiés que le HCR devait convoyé hier, dimanche 24 mars, dans le Cavally. « La plupart d’entre eux ont voté pendant les élections présidentielles de 2010.

Il est clair que ces attaques vont compromettre leur retour dans le Cavally », a déploré Jean Blé Guirao, en marge du point de presse qu’il animait le week-end. Toutefois, l’homme n’exclut le problème foncier. Selon lui, les forêts des exilés sont aux mains des étrangers depuis la chute de l’ex-président Gbagbo. Notamment les hommes d’Amadé Ouremi. « Lorsque le propriétaire se présente à eux, automatiquement on le traite de pro-Gbagbo. Mais, avec ça, les conflits ne finiront pas dans le Cavally », a regretté le Secrétaire général adjoint III de l’UDPCI. C’est pourquoi, il a souhaité que de véritables FRCI soient installées à la place des Dozo et autres démobilisés qui continuent d’utiliser les armes par devers eux.

FBI

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