2020, une année de poisse ?

Article : 2020, une année de poisse ?
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29 décembre 2020

2020, une année de poisse ?

On a pour coutume de tourner la page d’une année dans la nuit du 31 décembre au 1er janvier. Mais il sera difficile de tourner la page de 2020. Il est clair que 2020 sera derrière nous, parce qu’on sera en 2021. Toutefois, on ne peut prédire que 2021 sera meilleure que 2020. Qui a cru un seul instant que 2020 allait être moins meilleure que 2019, avec la Covid-19 qui a terrassé le monde ?

Confinés, déconfinés et reconfinés ! Je parle de 2020, l’année où le monde a changé sa marche et sa démarche. On est passé du mode présentiel au virtuel. Le télétravail a pris le dessus. Le domicile s’est transformé en école. Lorsqu’on a l’occasion de sortir de chez nous pour faire des emplettes, on n’a même pas le droit de humer l’air frais du dehors.

C’est une question de vie ou de mort, nous dit-on

Voilà que nous nous sommes résolus à porter des masques. On tente tant bien que mal d’appliquer la règle des deux mètres entre deux individus. De la distanciation sociale à la distanciation physique, il n’y a eu qu’un jeu de mots. Car, en vérité, cela n’a pas empêché le pire en 2020.

En 10 mois, plus d’un million 500 000 personnes ont été arrachées à la vie. L’auteur de ces tueries de masse est connu de tous, mais aussi invisible de tous : la Covid-19 ou le nouveau coronavirus. Si je m’en tiens à ce qu’il se dit ça et là sur les réseaux sociaux, cette pandémie a transformé 2020 en une année apocalyptique. Et les spéculations sur le mal n’en finissent pas de rabâcher nos oreilles.

Pour certains, le coronavirus a été envoyé par Dieu pour punir « la méchanceté » des hommes et des femmes.

Pour d’autres, avec autant d’infectés et de morts, c’est le signe que « la fin du monde » n’est pas loin !

Les tenants des théories complotistes, quant à eux, croient dur comme fer que la Covid-19 est un « business » pour faire écouler des produits. Ces derniers tentent de nous faire avaler la thèse selon laquelle le virus, qui traumatise notre quiétude, a été fabriqué dans des laboratoires avant d’être propagé dans l’air.

L’enfer, ce n’est pas seulement la Covid-19 !

Qu’à cela ne tienne ! L’objet de cette chronique n’est pas de décortiquer le pourquoi du comment de la Covid-19. Même si ce virus continue de prêter le flanc à toutes sortes d’élucubration qui emballent plus d’un. En plus de respecter les mesures barrières, soutenir nos malades dans les hôpitaux, faire le deuil des disparus, il faut ajouter à cela des tonnes d’informations douteuses sur la provenance du nouveau coronavirus que nous affrontons au jour le jour.

Pour moi, l’enfer n’est pas seulement la Covid-19 sur terre. C’est aussi ceux qui pourrissent la vie de leur semblable sur cette pandémie, sans pouvoir apporter une réponse concrète. Tout cela démontre à quel point 2020 a été une année périlleuse.

Mais Dieu a donné cette capacité à l’humain de surmonter les défis et tout ce qui lui tombe dessus pour pouvoir avancer. Cette résilience est d’autant plus visible en ce mois de décembre 2020. Un petit tour sur la toile depuis le 25 décembre m’a donné l’impression que nous sommes dans « le meilleur des mondes ». Un monde où la joie est jouissive sur tous les visages.

Oui, décembre est le « mois béni » des fêtes de fin d’année. Même quand on a perdu le sourire durant les 11 mois de l’année avec le port des masques ou cache-nez, l’humain ne boude pas son plaisir à « jeter » le masque un tant soit peu pour regagner le sourire au 12e mois de l’année. Parce que c’est la période de l’année par excellence pour oublier nos déboires. Quoi de plus normal ? La vie est faite de haut et de bas.  

La hantise de 2020 en 2021…

Pendant que certains se réjouissent d’avoir faire de bonnes affaires en 2020, en vendant des cache-nez, des solutions antibactériens, du papier hygiénique, d’autres se désolent d’être confinés, de ne pas pouvoir « péter le champagne » avec leurs amies. Acceptons que le malheur des uns fasse le bonheur des autres.    

Comme dirait l’adage, on peut tout arracher au pauvre, mais on ne peut pas l’empêcher de rêver. Si 2020 n’a pas été « l’année de ton année » et que tu as encore le souffle de vie, tu devrais rendre gloire à Dieu. Ne dit-on pas que « tant qu’on vit, il y a de l’espoir » ? D’ailleurs, j’ai une pensée pieuse à l’endroit de toutes ces personnes qui nous ont quittés en 2020. Ceux-ci n’auront pas la chance de voir 2021.

Qui sait ce que la nouvelle année nous réserve ?

Nous assistons à l’arrivée de vaccins en cette fin d’année 2020. En même temps, nous entrons en 2021 avec une « nouvelle variante » de la Covid-19. Loin d’être un oiseau de mauvais augure, je présage que 2021 nous réserve bien des surprises. En attendant, je me demande si une année peut nous apporter la malchance. Autrement dit, la poisse est-elle humaine ? Le monde a radicalement changé de visage en 2020. L’humain doit accepter cette nouvelle donne et s’adapter en 2021, au risque de revivre 2020.

FBIYAY

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Commentaires

City Birdy
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Habile plume qui dépeint fort bien la lourdeur de l'atmosphère du moment

Fofana Baba Idriss
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Je suis flatté par vos compliments. En cette fin d'année, qui n'a pas envie d'entendre de belles paroles? Merci beaucoup de me suivre et de partager mes réflexions. Je vous souhaite le meilleur pour 2021. Tant qu'il y a de la vie, il y a de l'espoir!

Salimata Koné
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Très belle analyse avecune belle plume. Merci vraiment à Dieu. Car c'était pas évident et nul n'est à l'abri de cette pandémie.

Fofana Baba Idriss
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AhAhAh... Merci pour ton commentaire et tes compliments. Que du bonheur pour toi et ta famille en 2021!