Coronavirus, en Afrique on croyait à une « affaire de blancs »

Article : Coronavirus, en Afrique on croyait à une « affaire de blancs »
24 mars 2020

Coronavirus, en Afrique on croyait à une « affaire de blancs »

Fermetures des écoles, des universités, des magasins, des bureaux, des usines, des frontières, etc. On assiste aussi à la course au papier toilette, au cache-nez pour se protéger et aux gels hydroalcooliques pour se laver les mains. Et, pendant que les rayons de supermarchés se vident, le monde entier se barricade face à un tueur silencieux : le coronavirus ou la maladie du Covid-19.

Qu’est-ce qui arrêtera le Covid-19 ? En un temps record, le coronavirus a infecté plus de 350.000 personnes et fait plus de 15 000 morts dans le monde, particulièrement en Asie, en Europe et en Amérique. Cette maladie, qui oblige une « distanciation sociale » entre les humains, a bouleversé l’ordre mondial. L’économie est déjà à plat. C’est la faillite programmée de milliers d’entreprises. Le chômage qui prend [seul] l’ascenseur et monte chaque jour un peu plus haut.

Alors que le coronavirus fait des ravages en occident depuis quelques semaines, les pays africains croyaient jusqu’ici que c’était une « affaire de blancs ». Et, au lieu de se préparer à toute éventualité, on s’est laissé prendre et surprendre à la dernière minute par les « premiers cas » avant d’annoncer des mesures fortes.

Pourquoi les Occidentaux fuient l’Afrique?

Comme la plupart des autorités africaines ont minimisé le danger du Covid-19, les populations ont longtemps ignoré les mesures de protection draconiennes qu’on a fini par prendre ces derniers jours, enfin. Pour preuve, lorsqu’on annonce la fermeture des lieux de cultes, cela sonne encore comme un « crime de lèse-majesté » au Sénégal, au Maroc, au Niger et j’en passe.

Au Zimbabwe tout comme au Kenya, la police a dû faire usage d’une violence inouïe pour disperser ceux qui bravaient les interdictions de se rendre dans les lieux de cultes pour, dit-on, prier contre la propagation du coronavirus.

Ailleurs, les autorités ont été obligées d’instaurer le couvre-feu après avoir décrété l’état d’urgence pour pouvoir faire respecter les mesures de protection. C’est le cas du Burkina Faso et de la Côte d’Ivoire qui enregistraient respectivement 99 cas et 25 cas en date du lundi 23 mars 2020.

Il a fallu que des ministres burkinabés soient déclarés positifs au test du Covid-19 pour qu’enfin, le lendemain, les ministres ivoiriens sortent leur cache-nez devant les projecteurs. Mieux vaut tard que jamais face au coronavirus!

Malgré tout, le nombre de personnes infectées au coronavirus dans toute l’Afrique (environ 1600 cas pour une population d’un milliard de personnes) reste [très] minime pour l’instant, comparé à certains pays comme le Canada avec plus de 2000 cas pour 36 millions de personnes.

Immunisés par « la grâce du soleil »

Craignant une aggravation de la situation sur le continent, de nombreux ressortissants de pays occidentaux touchés gravement par le coronavirus demandent à être rapatriés pour rentrer dans leur pays.
L’Organisation mondiale de la santé (OMS) a en effet averti que, si les systèmes de santé publique sont mis à rude épreuve en Afrique (comme c’est le cas actuellement en occident, où les structures de santé n’ont pas assez de lits pour accueillir tous les malades), alors « les hôpitaux pourraient être rapidement débordés si le virus s’installait, en particulier dans les zones urbaines surpeuplées ». Depuis cette annonce, beaucoup d’expatriés et de touristes occidentaux se sont sentis en danger de mort en Afrique.

Les Occidentaux ont-ils tort de quitter l’Afrique? Lorsqu’on entend certains Africains dire [en Afrique] qu’ils sont immunisés contre le coronavirus par la « grâce du soleil » et que le Covid-19 reste moins dans la chaleur que dans le froid, on constate que les rumeurs ont la vie dure… Ces propos donnent vraiment froid dans le dos, d’autant plus qu’en une semaine les chiffres sont passés de zéro à 1000, la contagion avance donc bel et bien en Afrique.

Comme l’a indiqué l’OMS, si l’Afrique ne se réveille pas très vite, tout porte à croire que ce qui vient à grand pas risque de s’appeler : une CATASTROPHE. Il faut donc prendre conscience de la gravité de la situation. La maladie est là, très contagieuse, c’est une réalité, une réalité mondiale, il faut donc adopter de nouvelles règles de vie et accepter de changer nos habitudes. Car on peut sauver des vies en évitant de s’attrouper, d’aller à la mosquée, à l’église, en boite de nuit, de se promener inutilement dans les rues. En un mot comme en mille, on peut rester chez soi pour sauver des vies et servir son pays.

FBIYAY

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