Alternance en Côte d’Ivoire, Ouattara fait mieux que Houphouët…

Article : Alternance en Côte d’Ivoire, Ouattara fait mieux que Houphouët…
10 mars 2020

Alternance en Côte d’Ivoire, Ouattara fait mieux que Houphouët…

La Côte d’Ivoire, ce pays qui n’a jamais connu de passation de pouvoir entre deux chefs d’État depuis son accession à l’indépendance en 1960 connaîtra un nouveau sort au soir de la présidentielle de 2020. L’actuel président de la République, Alassane Dramane Ouattara (78 ans), ne sera pas candidat à sa propre succession. Il ne briguera donc pas de troisième mandat. Enfin, la porte de l’alternance politique s’ouvre.

C’est une grande première ! On peut traiter Ouattara de tous les noms d’oiseau et même critiquer sa vision des choses. Mais, il faut reconnaître que l’homme a posé un acte d’une grandeur historique le 5 mars 2020. « Je voudrais annoncer solennellement que j’ai décidé de ne pas être candidat à l’élection présidentielle du 31 octobre 2020 et de transférer le pouvoir à une jeune génération », a déclaré Alassane Ouattara, président de la République de Côte d’Ivoire.

Ce discours, empreint de sagesse et d’humilité, marquera à jamais l’histoire de la Côte d’Ivoire nouvelle. Les opposants fantoches, aigris, qui avaient mis la main au feu pour annoncer un tripatouillage de la constitution par le président Ouattara pour se maintenir au pouvoir doivent refaire leur « petit calcul » politique. Le nouveau bâtisseur de la Côte d’Ivoire nouvelle, rebaptisé « Mandela de l’Afrique de l’Ouest », a redonné de la fierté aux Ivoiriens pour leur pays. Il a démontré aux yeux du monde qu’il n’est pas assoiffé de pouvoir. Mieux, l’unique premier ministre d’Houphouët a transformé positivement l’image de la Côte d’Ivoire.

« Papa nan coup d’État » a-t-il encore une dignité politique?

Quand j’entends encore Guillaume Soro (47 ans), je me demande si l’ancien président de l’Assemblée nationale (PAN) a encore une dignité politique. Il y a deux mois de cela, l’homme hallucinait. Lors de sa « conférence de lamentation » le 28 janvier 2020 à Paris, le désormais opposant et chef du mouvement politique GPS disait que Ouattara lui avait promis le pouvoir, mais n’avait pas respecté sa parole. « Il devrait faire deux mandats et je devrais lui succéder, comme ça été fait au Mali entre Alpha Oumar Konaré et Amadou Toumani Touré. Cet engagement n’a pas été respecté. C’est pourquoi j’ai dit que j’avais un sentiment de trahison », dixit Guillaume Kigbafori Soro, ancien chef rebelle, contre qui un mandat d’arrêt a été lancé pour son inculpation dans une tentative de coup d’État, et ce, après celui du Burkina Faso.

« Dans sa volonté de diaboliser Ouattara, Soro démontre aux yeux du monde son « innocence politique » chaque jour que Dieu fait. »

Comme si le pouvoir se transmettait de père en fils, ces propos ont fait les choux gras des réseaux sociaux. Mais comme Guillaume « le rebelle » ne connaît pas la honte, il n’est pas resté droit dans ses bottes; lui qui attend toujours que Ouattara parle avant de se prononcer [pour s’attirer de l’audience] est revenu à la charge. Dans un discours à l’emporte-pièce, le natif de Kofiplé dénonce les propos de Ouattara sur le « transfert du pouvoir » à une nouvelle génération. « Le pouvoir appartient au peuple. C’est indéniable. Ce n’est ni un héritage ni un legs. Il ne se transfère pas. C’est au seul peuple de Côte d’Ivoire d’élire le président de la République », a déclaré Guillaume Soro le 7 mars 2020.

Comme si « transférer le pouvoir à une nouvelle génération » était synonyme de « passage en force ». Comme si cela signifiait qu’il n’allait pas y avoir d’élection en octobre 2020 en Côte d’Ivoire. Si le ridicule pouvait tuer ! Guillaume Soro, tel un sorcier qui a une mémoire de poisson rouge, oublie toujours aussi vite. Pire, l’homme se mélange les pinceaux. Il va jusqu’à confondre « alternance » et « héritage » en politique. Dans sa volonté de diaboliser Ouattara, Soro démontre aux yeux du monde son « innocence politique » chaque jour que Dieu fait.

Les « faux PLANS » du « faux PAN »

Et pourtant ! En annonçant qu’il ne sera pas candidat, à sept mois de l’élection présidentielle, Ouattara venait de déjouer tous les « faux PLANS » du « faux PAN » qui étaient en préparation. Le tenant du Palais d’Abidjan a « franchi le Rubicon » que beaucoup de chefs d’États notamment africains n’osent pas en ces temps qui coulent. En optant pour l’alternance, on pourrait dire sans se tromper que Ouattara, l’élève, a fait mieux que son maitre, Félix Houphouët-Boigny, qui a dirigé la Côte d’Ivoire pendant plus de 30 ans, et mort au pouvoir en 1993 à 88 ans.

En effet, contrairement à Houphouët, arrivé au pouvoir à 55 ans, Ouattara a pris le pouvoir à 70 ans presque. Si ce qu’il a fait en 9 ans n’est pas comparable (c’est selon) à ce que Houphouët a bâti en 33 ans, toutefois aucun autre chef d’État ivoirien n’a été capable de réaliser le quart du travail qu’il a accompli en très peu de temps.

Déjà, la Côte d’Ivoire était en lambeaux en 2011, suite à la crise postélectorale qui a fait au moins 3 000 morts, Alassane Ouattara est arrivé dans des conditions difficiles à la tête d’un pays qu’il fallait reconstruire avant de dérouler son programme pour lequel il avait été élu par les Ivoiriens. Il a non seulement dépoussiéré le pays, effacé les stigmates de la guerre, mais il est parvenu a repositionné la Côte d’Ivoire dans le concert des Nations. Sur le plan économique et sécuritaire, il a redonné confiance aux investisseurs, aux touristes et aux Ivoiriens eux-mêmes qui ne vendaient plus cher leur propre pays. Le retour du siège de la Banque africaine de développement (BAD) à Abidjan en dit long. La présence remarquable de grandes enseignes commerciales, de grands hôtels un peu partout dans le pays est un signe qui ne trompe pas.

Là où le président guinéen Alpha Condé (82 ans) tente de briguer un troisième mandat contre vents et marrées Alassane Ouattara a décidé de tourner la page de la « politique des vieux » alors que la constitution de la troisième République lui permet de se représenter à la tête du pays. Là où le président togolais Faure Gnassingbé s’est représenté pour un quatrième mandat présidentiel afin de poursuivre le règne des Gnassingbé, le fils de Nabitou Cissé (mère d’Alassane Ouattara) a mis l’intérêt du peuple de Côte d’Ivoire au-dessus de tout pour enfin consolider les acquis du premier pays producteur de cacao au monde.

Oui, si la Côte d’Ivoire est aujourd’hui l’un des pays ayant les plus forts taux de croissance au monde chaque année (8% en moyenne), cela n’est ni le fruit du hasard encore moins un don du ciel. Mais il y a un nom qui colle à tout ça : Alassane Ouattara. Les œuvres et les actions de ce « président charismatique », visibles presque partout en Côte d’Ivoire, achèvent de convaincre même hors de nos frontières. Grâce à sa vision, son leadership, sa clairvoyance et sa maitrise des affaires de l’État, Ouattara a remis la Côte d’Ivoire à un niveau auquel les Ivoiriens ne pouvaient s’imaginer lorsqu’il accédait au pouvoir d’État en 2011.

Si Ouattara n’avait pas existé, les Ivoiriens l’auraient inventé !

Rendons à Ouattara ce qui est à Ouattara. Il aura fallu 47 ans après la construction des ponts Félix-Houphouët-Boigny (1957) et Charles-de-Gaulle (1967), pour voir la Côte d’Ivoire se doter d’un troisième pont dénommé Henri Konan Bédié (2014). Cette réalisation, trois ans après l’avènement d’Alassane Ouattara au pouvoir, est venue comme une bouffée d’oxygène à Abidjan, capitale économique de la Côte d’Ivoire qui enregistre plus de 5 millions d’habitants. Il aura fallu 68 ans, après la construction du Stade Félix Houphouët-Boigny (1952) de 45 000 places, pour que Alassane Ouattara dote de la Côte d’Ivoire du deuxième Stade olympique d’Ébimpé (2020) de 60 000 places.

Faut-il parler des milliers de kilomètres de bitume ? Du nouveau métro d’Abidjan ? De la construction du quatrième et du cinquième pont d’Abidjan (Yopougon et Cocody) ? Des échangeurs de Marcory, de Treichville; du pont de Bouaflé, de Jacqueville, des autoroutes de Grand-Bassam et de Yamoussoukro ? Des centres de santé, des hôpitaux, des CHR (centres hospitaliers régionaux), des écoles, des collèges, des lycées et universités, de l’électrification et de l’adduction en eau potable de milliers de villages et villes ivoiriennes ? Toutes ces réalisations ont apporté du nouveau dans la vie de l’Ivoirien nouveau grâce au travail colossal du président Ouattara.

L’objectif n’est pas d’égrener toutes les réalisations et tous les projets d’envergure du président Ouattara, parce que la liste n’est pas exhaustive. Toutefois, il s’avère indispensable de souligner en gras que le « père de l’émergence » de la Côte d’Ivoire ne s’est pas contenté que de réaliser des infrastructures modernes. Il a été celui-là même qui a rendu possible la réalisation de la Couverture Maladie Universelle (CMU), une assurance qui permet aux plus démunies de se soigner à moindre coût.

Là où Henri Konan Bédié et Laurent Gbagbo ont échoué en 17 ans de pouvoir, Alassane Ouattara a réussi à faire de la Côte d’Ivoire un grand pays, enviable, en neuf ans de gouvernance.

À un moment donné, j’ai été de ceux qui ont dénoncé la corruption et certaines inégalités sous la gestion de Ouattara. Un exercice qui est tout à fait normal, et naturel, surtout que l’objectif était de faire prendre conscience afin de rectifier le tir. Aujourd’hui, je suis de ceux qui disent que Ouattara a fait mieux que Bédié, Gbagbo. Ceux-là mêmes qui ont dû quitter le pouvoir par la force parce qu’ils ont voulu s’accrocher. Pour preuve, N’Zuéba (Bédié) a été « éjecté » par un coup d’État. Koudou (Gbagbo), élu en 2000 pour une première fois, n’a pas organisé d’élection en 2005 et s’est maintenu au pouvoir pendant 10 ans. Il aurait pu se limiter à deux mandats de cinq ans comme Ouattara vient de le faire. C’était mal le connaître!

Gbagbo et Bédié voulaient plus que deux mandats…

Le « président polygame » a préféré plonger le pays dans l’hécatombe pour son refus de reconnaître sa défaite au soir du second tour de la présidentielle de novembre 2010. L’époux de Nady et de Simone voulait juste le pouvoir pour le pouvoir. Or, il ne faisait rien pour améliorer le quotidien des Ivoiriens. De toute sa gouvernance de 2000 à 2010, les Ivoiriens n’ont eu que leurs yeux pour pleurer. Pendant ce temps, les Refondateurs se la coulaient douce dans les lieux de villégiature.

Certes, Ouattara « solution » n’a pas trouvé toutes les solutions à tous les maux qui mines la société ivoirienne, mais on peut dire haut et fort que la corruption et le racket, qui pourrissent la vie de ses concitoyens, ont diminué considérablement en Côte d’Ivoire. Le taux de pauvreté est à son plus bas niveau depuis plus de 20 ans. L’endettement du pays qui était à 75%, lorsque Ouattara est arrivé au pouvoir en 2011, est passé en dessous de 48% en 2020. Et pourtant, les ennemis de la République continuent de mentir sur les réseaux sociaux en faisant croire que Ouattara a endetté la Côte d’Ivoire.

Du Cameroun au Liberia en passant par le Burkina, le Mali, la Guinée, le Niger, le Sénégal, le Ghana, le Togo, le Bénin, le Gabon, le Congo etc. quel chef d’État a été capable de faire ce que Ouattara a réalisé en si peu de temps dans son pays ?

Disons-le tout net, la Côte d’Ivoire et les Ivoiriens ne tarderont pas à regretter Alassane Ouattara avant octobre 2020. Désormais, on parlera des « traces de l’émergence » d’Alassane Ouattara, le « Mandela ivoirien ». Quelle prouesse !

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Commentaires

vital female fifty
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Age de 78 ans, Alassane Dramane Ouattara ne briguera pas de troisieme mandat. La porte de l alternance s ouvre en Cote d Ivoire, apres