La réconciliation ivoirienne se joue à la CPI

Article : La réconciliation ivoirienne se joue à la CPI
21 février 2013

La réconciliation ivoirienne se joue à la CPI

Contrairement à ce que bon nombre de personnes se disaient. C’est la condamnation de Laurent Gbagbo (pour son refus de reconnaître sa défaite à la présidentielle du 28 novembre 2010, engendrant3000 morts) qui facilitera la réconciliation nationale.

Au dire de l’Expert de Crisis Group, les pro-Gbagbo pensent encore au retour de leur mentor sur la scène politique ivoirienne. De ce fait, ils ne veulent accorder aucun cachet à la réconciliation prônée par le président Ouattara.

« Il est difficile à la direction comme aux militants de prendre la décision de rentrer dans une nouvelle phase de l’histoire du FPI. Cela a tendance à bloquer, un petit peu, la qualité du dialogue que le FPI peut avoir avec le gouvernement et à rendre, certainement, ce dialogue moins fructueux. Si jamais les charges étaient confirmées, et que la date d’un procès était fixé, alors les militants et la direction du FPI seraient obligés de se rendre à la réalité. Là, on aura peut-être un dialogue politique plus facile qu’il ne l’ait actuellement »,

a démontré Rinaldo Depagne. Enfin, le mot est lâché. Une seule chose manque à la Côte d’Ivoire. Après les travaux d’Hercule abattus par le président Ouattara en 18 mois, malgré la crise post-électorale qui a occasionné plus de 3000 morts, il ne reste plus qu’à réconcilier les pro-Gbagbo et les pro-Ouattara. Or, le retour de cette cohésion se joue à la CPI depuis le mardi 19. Ce, jusqu’au 28 février prochain. Pour le moins qu’on puisse dire, si la paix est la denrée la plus recherchée au monde, il apparaît évident que la résolution de l’équation ivoirienne découlera de la sanction de l’ex-dictateur de la lagune Ebrié pour les crimes commis.

FBIYAY

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