Une révolution BOUBA, pour la fin des crimes rituels !

Ce témoignage de Sagno Etienne, présumé assassin du petit Traoré Aboubacar Sidick, affectueusement appelé « BOUBA », âgé de quatre (04) ans, m’a fait froid dans le dos. Imaginez, un seul instant, que ce soit votre enfant…

L’homme en question, âgé de 27 ans, serait un bijoutier exerçant à Abidjan, dans le sous quartier populaire d’Adjamé-Williamsville [non loin de la famille Traoré] qui ambitionnait semble-t-il de devenir riche. Mais la richesse pour lui, ce n’est pas en étant ce ‘’bijoutier du coin’’ de rue que le miracle va se produire. Alors, le sieur Sagno Etienne décide de prendre le raccourci, pas n’importe lequel : la voie du sacrifice humain. D’après lui-même, c’est un féticheur dans le quartier qui le lui aurait recommandé, cette pratique.

Une mission qui s’avère moins difficile pour Étienne qui avait développé une certaine familiarité avec les enfants, de son entourage, à qui il a pour habitude d’offrir des bonbons. Voilà que ce celui qui se fait appeler « tonton » va jeter son dévolu sur le petit Traoré Aboubacar Sidick, à qui il a juste demandé de l’accompagner le samedi 24 février 2018. L’innocent qui s’attend certainement à être dans les « bonnes grâces » de son « bienfaiteur » du quartier va finalement se retrouver dans une petite forêt dans le sous-quartier de Cocody-Angré. C’est là-bas que l’homme Etienne, avec son sang-froid, va commettre l’irréparable. Et ce, en commençant d’abord par étrangler BOUBA, ensuite l’égorger et enfin, vider le môme de son sang. Quelle horreur!

Scène d’horreur, digne d’un thriller sanglant

Et cette scène digne d’un ‘’thriller sanglant’’, abominable, a naturellement choqué la sensibilité des Ivoiriens dans leur ensemble et même au-delà des frontières de la Côte d’Ivoire, dans le monde. Alors que cette sensibilité se voulait aussi manifeste, semble-t-il, à travers une marche silencieuse en mémoire du petit #Bouba, les autorités ivoiriennes ont pris la décision de l’interdire. Si je m’en tiens aux tweets du 1er et du 2 mars de Nathalie Yamb, Conseillère Exécutive du Pr. Mamadou Koulibaly, Président du parti Liberté et Démocratie pour la République (LIDER), le gouvernement ivoirien a plutôt ‘’guidé’’ un « rassemblement silencieux ». Puis, finalement, le parti au pouvoir a conduit une procession le samedi 03 mars.

Loin de tomber dans la politique politicienne, dans une quelconque récupération, je pense que les autorités ivoiriennes ont fait fausse route avec cette façon de procéder. Parfois, il faut laisser [délibérément] les gens se prononcer, crier leur indignation, leur colère tout simplement. Car, en vérité, ce n’est pas en cassant le thermomètre qu’on fait baisser la température.

Pour vous rafraîchir la mémoire, entre décembre 2014 et janvier 2015, environ 25 enfants ont été enlevés et tués dans le pays, dont cinq corps retrouvés mutilés. Quelles mesures vigoureuses avaient été prises en son temps? On a plutôt assisté à la « fermeture de 550 cybercafés, à l’interpellation d’environ 1000 personnes et à l’arrestation de trois (3) suspects » par les autorités ivoiriennes. Et c’était tout !

Mieux vaut prévenir que guérir…

Aujourd’hui, en 2018, le phénomène [crime rituel] persiste sous les tropiques parce que les mêmes causes produisent toujours les mêmes effets. Et ce meurtre de BOUBA vient une fois de plus donner raison à ceux qui pensent que « le système n’a pas changé », parce qu’il n’y a rien qui se fait pour changer la donne.

S’il faut saluer ce coup de filet de la police ivoirienne qui a réussi à mettre le grappin sur le présumé auteur du meurtre [voir vidéo ci-dessous🔻]. Cependant, je pense à mon humble avis qu’il faut plutôt faire stopper cette saignée macabre. Et pour ça, il va falloir une « révolution BOUBA ». En tout état de cause, la mort de BOUBA ne devrait pas passer sous silence. Oui, l’image du petit [inhumé le 1er mars] devrait symboliser la lutte contre ce crime crapuleux d’un autre âge, pour épargner tout autre enfant en Côte d’Ivoire. Il faut agir, maintenant.

BOUBA, une mort horrible de TROP !

⚫️ Une marche silencieuse en mémoire du petit #Bouba, égorgé par le bijoutier qui témoigne son crapuleux forfait dans cette vidéo, aurait été interdite en #CôtedIvoire ?⚫️ Loin de parler de politique, je pense que les autorités ivoiriennes font fausse route si cela est vrai. Parfois, il faut laisser les gens se prononcer, crier leur indignation. Car, en vérité, ce n'est pas en cassant le thermomètre qu'on fait baisser la température. ⚫️ Pour rappel, entre décembre 2014 et janvier 2015, environ 25 enfants ont été enlevés et tués dans le pays, dont cinq corps retrouvés mutilés. Quelles mesures vigoureuses avaient été prises en son temps? On a plutôt assisté à la « fermeture de 550 cybercafés, à l’interpellation d’environ 1000 personnes et à l’arrestation de trois (3) suspects » par les autorités ivoiriennes. Et c'est tout !⚫️ Aujourd'hui, le phénomène [crime rituel] persiste sous les tropiques parce que les mêmes causes produisent toujours les mêmes effets. Et ce meurtre de BOUBA (un enfant de 4 ans) vient une fois de plus donner raison à ceux qui pensent que le "système n'a pas changé", parce qu'il n'y a rien qui se fait pour arranger la donne. ⚫️ S'il faut saluer ce coup de filet de la police ivoirienne. Cependant, je pense à mon humble avis qu'il faut plutôt faire arrêter cette saignée macabre. C'est pathétique et révoltant à la fois ! #JusticeForBouba #NoCrime #PolCiv

Publié par Les Vis-à-Vis de FBI sur jeudi 1 mars 2018

On le sait tous, le sacrifice humain n’est pas seulement le fait des cybercriminels, ces fameux « brouteurs » ou tout bijoutier avides d’argent souillé. En Afrique, depuis belle lurette, on a pour habitude d’entendre que les hommes politiques aspirants au « pouvoir » y seraient pour quelque chose dans ce genre de massacre prémédité. Ce n’est pas moi qui l’invente, des voix plus autorisées que moi l’on déjà dit. Sachez donc que nous sommes à l’aube de nouvelles élections : Mieux vaut prévenir que guérir. À bon entendeur…

#RipBouba

FBIYAY

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Fofana Baba Idriss
Journaliste depuis 2010 et Blogueur depuis 2012 sur la plateforme de Radio France International – Mondoblog – où j'anime notamment des chroniques politiques et parle aussi de culture et faits de société. Ayant également fait des études de Marketing et de Management, j'ai occupé dans différents pays les fonctions d’Assistant en communication politique et Responsable des communications.

2 commentaires sur “Une révolution BOUBA, pour la fin des crimes rituels !

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