Carnet de route: 103 soldats ivoiriens pour la mission « mortelle » au Mali ?

Le départ du 1er contingent ivoirien du Bataillon logistique (BATLOG) à la Mission internationale de soutien au Mali (MISMA) ne s’est pas fait sans ambages. Tant au niveau de la séparation avec leur famille à Abidjan, que la souffrance vécue sur plus de 1400 Km de routes pour relier Bamako. Mon reportage…

Jeudi 02 mai 2013. Nous sommes au lendemain de la Fête du travail. Il est 10 h 15 à l’état-major général des Forces républicaines de Côte d’Ivoire (FRCI) au Plateau. Le camp Gallieni est bondé d’hommes en treillis. Mais, un calme olympien règne à la place d’Armes. Des véhicules militaires ACMAT de type VLRA et ALTV, flambants neufs, stationnés de part et d’autre, attirent du regard. Armes aux poings, Forces spéciales (soldats d’élites de dernier recours), policiers musiciens, Officiers et Sous-officiers de l’Armée et de la gendarmerie, dans les rangs, ceinture le drapeau national. Une sérénité est perceptible sur le faciès de certains pendant que d’autres affichent une mine renfrognée. « Mais pourquoi cette grisaille ? ».

Les soldats autour du drapeau national, lors de la cérémonie officielle marquant le départ des soldats ivoiriens au Mali. (crédit photo: FBI)
Les soldats autour du drapeau national, lors de la cérémonie officielle marquant le départ des soldats ivoiriens au Mali. (crédit photo: FBI)

Cette interrogation d’un journaliste retardataire, à mes côtés, trouve une suite favorable, lorsque le maître de cérémonie annonce l’arrivée du Chef d’état-major général des FRCI, le général de corps d’Armée Soumaïla Bakayoko. Son déplacement est suivi d’une symphonie de mélodie fredonnée par les hommes en tenue. Le nouveau-venu se rend compte que c’est le jour de la cérémonie officielle annonçant la mise en route du BATLOG à la MISMA. « Sur un total de 235, c’est seulement 103 soldats, dont 10 Officiers, 60 Sous-officiers et 33 Militaires, constituant les éléments précurseurs du contingent ivoirien à la MISMA, qui iront à Bamako et à Sevaré », précise le maître de cérémonie.

Entre douleur… et calvaire !

Le chef d'état-major général des FRCI, Soumaïla Bakayoko, devant ses hommes. crédit photo: connectionivoirienne
Le chef d’état-major général des FRCI, Soumaïla Bakayoko, devant ses hommes. crédit photo: connectionivoirienne

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Sans autre forme protocolaire, le général Soumaïla Bakayoko, exprime sa ‘’grande joie’’ et ‘’l’immense fierté’’ qui l’anime ce jour. « C’est avec une grande joie et une immense fierté que je me retrouve sur cette place d’Armes de l’état-major général à l’occasion de la mise en route des éléments précurseurs ivoiriens à la MISMA. Je suis particulièrement fier, car cela fait trois mois que nous préparons ce départ, trois mois de planification, de travail et de difficultés », dit-il.

Bien qu’il soit dans « l’allégresse », dans son allocution, il tient à souligner la délicatesse de la mission qui attend les 103 éléments au Mali. «(…) Je ne vous le cache pas, vous allez en mission difficile, dans un pays en crise, dans un environnement climatique différent de celui de la Côte d’Ivoire. Le Mali est un pays vaste, les élongations sont importantes, la situation sécuritaire n’est pas totalement stabilisée », prévient le chef d’état-major général des FRCI, par ailleurs président du Comité des chefs d’états-majors de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’ouest (CEDEAO). Après ce discours plein d’émotion, le public à droit à une parade des engins roulants du contingent.

Le public a eu droit à une parade militaire. crédit photo: FBI
Le public a eu droit à une parade militaire. crédit photo: FBI

Sur les visages des parents et amis, épouses et enfants, des 103 soldats devant se rendre au Mali, je vois une certaine crispation. Ayant pris place sous des bâches dressées, certains ne cessent de ‘’rouspéter’’. Je comprends que la séparation d’avec leurs parents s’annonce douloureuse pour eux. Comme quoi, « ces militaires vont sur le champ de la mort », croit savoir, Alain D. venu assister au départ de son grand frère.

Le spectre de la mort plane…

Ce son de cloche est immédiatement renvoyé par Dame Kouamé. Elle craint le départ de son mari sur un champ de bataille où les plus aguerris y laissent leur peau. « Les Français et les Tchadiens qu’on pense être les mieux aguerris pour combattre les Jihadistes ont perdu beaucoup d’hommes au Mali », évoque la pauvre. A l’en croire, l’Armée ivoirienne, désarçonnée depuis quelques années de crises, – en référence à la rébellion de 2002 et la crise post-électorale de 2010 – n’a pas fini sa restructuration que le président Ouattara vient d’entreprendre. Une assertion battue en brèche par responsable militaire. Selon ce dernier, la Côte d’Ivoire avait prévu de fournir un bataillon de 500 hommes, au lieu de 235. « Compte tenu de la situation sécuritaire qui est encore précaire, les autorités ivoiriennes ont décidé d’envoyer la moitié des soldats », justifie l’officier des FRCI, sous le sceau de l’anonymat.

A la fin de la cérémonie, des parents et amis des soldats ivoiriens avaient presque les larmes aux yeux. (crédit photo: FBI)
A la fin de la cérémonie, des parents et amis des soldats ivoiriens avaient presque les larmes aux yeux. (crédit photo: FBI)

« Surtout que, ajoute-il, nous sommes en plein dans la réforme de l’Armée ivoirienne. Nos éléments ont donc besoin de beaucoup de formations et de stages ». Il explique que les 103 éléments du 1er contingent ivoirien constituant le BATLOG, a suivi une formation intensive de trois mois dispensée par la Force Licorne basée en Côte d’Ivoire et des instructeurs de l’Armée française basés au Sénégal.

« Au niveau de la formation, les officiers du contingent ont tous reçu une formation spéciale pour les préparer à leur mission. Les Sous-officiers et les militaires du rang ont pu bénéficier de la formation dite du PACK VITAL, indispensable avant toute projection sur un théâtre extérieur », rappel le général de corps d’Armée Soumaïla Bakayoko. Malgré tout, les choses difficiles semblent s’annoncer autour de midi, à la fin de la cérémonie annonçant le départ des militaires ivoiriens. C’est l’heure des derniers réglages. Les quelques armes et bagages sont enfouis dans des véhicules.

Quels soldats sur un front terroriste?

Avant la projection des soldats ivoiriens au Mali, des instructeurs de l'Armée française ont formé les 235 éléments du Bataillon Logistique. (crédit photo: créative Commons).
Avant la projection des soldats ivoiriens au Mali, des instructeurs de l’Armée française ont formé les 235 éléments du Bataillon Logistique. 

 

 

 

 

Visiblement, le moral des troupes est haut. « J’ai tout réglé à la maison avant de partir », confie un Caporal. Il me révèle avoir reçu sa solde et autres primes afférentes à la mission. A 15 h 20, l’ultime moment est arrivé. C’est le décollage de la colonne d’une trentaine de véhicules devant effectuer le trajet par la route. Cela, sur plus de 1000 Km de routes. Contrairement à moi qui croyait, au départ, que le voyage devait se faire à ‘’vol d’oiseau’’. « C’est un Bataillon logistique qui transporte du matériel, donc c’est par la route que nous ferons le voyage », confie l’un des responsables du convoie. Ainsi, militaires et hommes de medias sont escortés par 40 soldats des Forces spéciales, armées jusqu’aux dents. « Les Forces spéciales vont sécuriser le convoi tout au long du voyage jusqu’à Zégoua, la première ville du Mali, après la dernière ville ivoirienne de Pôgô. Où ils seront accueillis par l’Armée malienne et l’Opération Serval. Qui devront les escorter jusqu’à Bamako et à Sevaré », indique un Lieutenant du Bureau d’information et de presse des Armées (BIPA).

Un Officier du Bureau d'information et de presse des Armées donne des détails sur le voyage aux journalistes. crédit photo: FBI
Un Officier du Bureau d’information et de presse des Armées donne des détails sur le voyage aux journalistes. crédit photo: FBI

Il prend place à bord du véhicule militaire climatisé mis à disposition de la presse nationale et internationale. « Combien de temps allons-nous mettre pour y arriver », s’inquiète un journaliste. « C’est pour deux jours, en aller et retour. Nous iront au rythme du convoi. Mais au retour, on ira plus vite », rétorque le Lieutenant. Pour le premier jour du voyage, ce jeudi 02 mai, c’est à Yamoussoukro que le cortège de véhicule marque sont premier escale aux environs de 19h. Il se murmure que le contingent y passera la nuit à la Garde républicaine de la capitale politique. Le message est justifié. « Les Forces Spéciales qui sécurisent le convoi, préfèrent ne pas rouler la nuit pour plus de sécurité », confie le Lieutenant Dibo Hervé.

Des sans abris à la belle étoile

Au deuxième jour de ce périple – après avoir pris la route à 7h10 -, il est 14h30 quand la première grande ville du nord, Korhogo, accueille les éléments précurseurs du contingent ivoirien à la MISMA. Durant plus de trois heures, la trentaine de véhicules se ravitaillent en carburant. Histoire pour nous qui avons l’estomac au talon de se faufiler dans les ruelles du quartier abrité par la Compagnie territoriale de Korhogo (CTK), dirigée par le Commandant Fofié Kouakou.

Arrivé dans la plus grande ville du nord, Korhogo, le convoi marque un arrêt devant la Compagnie territoriale de Korhogo (CTK) pour le ravitaillement des véhicules. (crédit photo: FBI)
Arrivé dans la plus grande ville du nord, Korhogo, le convoi marque un arrêt devant la Compagnie territoriale de Korhogo (CTK) pour le ravitaillement des véhicules. (crédit photo: FBI)

Mais, l’attente devient longue et la fatigue se fait sentir. « Il est 17h 30 et on n’a pas encore décollé. A quelle heure allons nous arriver alors ?», s’interroge un militaire du rang. Comme une prophétie, la nuit gagne raison du convoi des militaires ivoiriens. Il est 20 h à Ouangolo, quand notre convoi se trompe de route. Il file tout droit en direction du Burkina Faso. C’est le branle bas ! Heureusement, un message radio (depuis la queue du convoi) vient à point nommé pour rediriger le contingent ivoirien. « Ouf ! Il y a plus de peur que de mal », s’écrie un somnolent. Finalement, c’est à 21 h que le contingent débarque dans la ville de Niellé. Nous sommes à 30 Km du poste frontalier de Pôgô et de Zégoua. « Il fait tard. Nous allons dormir à Niellé avant de prendre la route très tôt à 5h30 du matin », me fait savoir l’Officier du BIPA. Dans cette localité, à la différence de Yamoussoukro où on a pu se la coulé douce – en bonne compagnie – dans des palaces. A Niellé, c’est un calvaire.

La nuit tombée dans la ville de Niellé, chaque voyageur du convoi est livré à son propre sort. (crédit photo: FBI)
La nuit tombée dans la ville de Niellé, chaque voyageur du convoi est livré à son propre sort. (crédit photo: FBI)

Pas d’hôtels, pas de chambre, ni de toilette pour un bain rapide. « C’est chacun pour soit, Dieu pour tous », comme l’enseigne l’adage. « Il n’y a pas assez de lits picots, comment allons nous faire ? », s’inquiète un soldat. Au point où je me pose la question de savoir comment est-ce qu’un Bataillon logistique peut-être dégarnir de préaux et de lits picots ? A la belle étoile, dans des véhicules et sous les appâtâmes, la majorité des voyageurs y passent donc la nuit.

Un plat pour 1000 ?

C’est clair dans ma tête que les soldats ivoiriens sont mal chaussés. Je suis obligé de détendre dans le véhicule militaire qui nous transporte. Et pourtant, depuis le 1er jour du départ, le N°1 de l’Armée ivoirienne dit avoir reçu du matériel militaire haut de gamme de la part des Etats-Unis, destinés aux éléments du 1er contingent du BATLOG. « Où est donc passé cet arsenal ? », me demande un confrère. « Tu auras la réponse quand le président Ouattara t’accordera une audience », lui dis-je. Au troisième jour du voyage (samedi 4 mai), il y a une seule nourriture au menu pour tout le ‘’gbonhi’’ (ndlr, groupe dans le jargon ivoirien). Petit déjeuné, déjeuné et diner, c’est du pain et quelques boites de conserves (sardines et pâtés). A prendre où à laisser ! Très affamé, je n’ai pas le choix. Faute de mieux, c’est du pis-aller.

Le pain était devenu la meilleur nourriture qu'on puisse trouver durant le trajet Abidjan-Mali. (crédit photo: FBI)
Le pain était devenu la meilleur nourriture qu’on puisse trouver durant le trajet Abidjan-Mali. (crédit photo: FBI)

Il est 7 heures du matin. Ma boite à boustifaille est pleine, lorsque nous reprenons le chemin. A 8 h 30, gendarmes, policiers et douaniers de la petite localité de Zégoua accueillent le Bataillon. Le temps de remplir des formalités d’usages. Arrivée dans cette première commune du Mali sous une fine pluie, en lieu et place de l’Opération Serval, un Détachement malien de sécurité opérationnelle relais les Forces spéciales ivoiriennes. « Les militaires français de l’Opération Serval ne se déplacent pas les samedis. Ils étaient présents à Zégoua, jusqu’à une certaine heure de la veille. Ayant constaté notre absence, ils ont rebroussé chemin », éclair le chef de notre convoi.

Le poste de police de la commune de Zégoua (Mali). (crédit photo: FBI)
Le poste de police de la commune de Zégoua (Mali). (crédit photo: FBI)

Toutefois, Le Sous-lieutenant Seydou Berthé de la 814ème batterie d’Artillerie de Sikasso et ses hommes, sont là. Il dit être chargé d’escorter les éléments précurseurs du BATLOG sur plus de 600 Km, jusqu’à Bamako et à Sevaré, pour finaliser la projection des 103 soldats ivoiriens. « Que c’est dur d’être soldat en période de guerre », me lance un des soldats sur le chemin du retour à Abidjan. J’ai cru bon de lui ramener la pierre en lui disant qu’ « être soldat, c’est sauvé l’autre ou péri soi-même ».

FOFANA Baba Idriss, Envoyé spécial à Zégoua (Mali)

 

Bon à savoir
Rappelons que la MISMA compte quelque 4300 soldats de pays de la CEDEAO, auxquels s’ajoutent 2000 soldats tchadiens. Elle doit être incorporée dans la force de maintien de la paix de 12.600 Casques bleus créée fin avril par une résolution de l’ONU. La Côte d’Ivoire, engagée dans une sensible et complexe réforme de son armée après la crise postélectorale meurtrière de 2010-2011, n’envisageait pas au départ d’envoyer des troupes au Mali. Mais le président Alassane Ouattara, qui dirige actuellement la CEDEAO, a finalement accepté de le faire devant l’insistance de ses partenaires extérieurs, en particulier de la France, ex-puissance coloniale, selon des sources diplomatiques et militaires. L’opération Serval lancée en janvier par la France, en soutien à l’armée malienne, a permis la reprise des principales villes du nord du Mali, occupées depuis l’an dernier par des groupes islamistes liés à Al-Qaïda. Mais les jihadistes continuent de mener des actions meurtrières de harcèlement sur le terrain. Selon les chiffres officiels de la guerre livrés par Bamako, de janvier à mars 2013, les combats au Mali ont tué 600 jihadistes, 63 soldats maliens et 6 soldats de l’Armée française.

Les islamistes ont subi de lourde perte depuis le déclenchement de l'opération Serval. (crédit photo: lesechos)
Les islamistes ont subi de lourde perte depuis le déclenchement de l’opération Serval. (crédit photo: lesechos)
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Fofana Baba Idriss
Journaliste depuis 2010 et Blogueur depuis 2012 sur la plateforme de Radio France International – Mondoblog – où j'anime notamment des chroniques politiques et parle aussi de culture et faits de société. Ayant également fait des études de Marketing et de Management, j'ai occupé dans différents pays les fonctions d’Assistant en communication politique et Responsable des communications.

15 commentaires sur “Carnet de route: 103 soldats ivoiriens pour la mission « mortelle » au Mali ?

  1. Salut
    Je vous félicite piur votre travail grace a vous j’ai pu me plonger dans votre voyage
    Là maintenant j’aimerai savois si vous avez des suivies sur les opérations ivoiriennes au mali grace a DIEU je sais qu’on n’a pas perdu d’homme la bas enfin je crois
    J’aimerais plus dinformation sur la les missions , operation et autres si possible

  2. Concernant le départ des Militaires Ivoiriens au pays du roi Lion, moi je m’enrejuis parce que heum, il est important que notre Armée participe aussi aux reglements des conflits dans la sous-region comme les autres pays d’Afrique et moi je vois cela important mon pays.
    Merci de recevoir mon message!!!

    1. Disons que les Forces ivoiriennes ne reviendront du Mali que lorsque la mission de la « MINUSMA » prendra fin. Car, il faut rappeler que la « MISMA » a été transformée en une mission de l’ONU; et les Ivoiriens font partir intégrante de cette nouvelle force dénommée « MINUSMA ». Merci

  3. Binnnnn c’était un sacré voyage làààà! FBI je crois que tu aurais préféré le riz de l’espace Thialy que du pain matin – midi – soir ?!!! Sinon, bravo pour cette expérience! Et je crois que pour avoir fait ce voyage avec ces soldats tu auras un regard de sympathie à leur endroit!!! Parce que chez moi au Togo, la relation civilo – militaire est encore un peu tendue! Mais je crois que ça ira parce qu’après tout ce sont nos frères.

    1. Oui, ce voyage m’a permis de comprendre beaucoup de choses dans l’armée. Surtout, lorsqu’il s’agit d’aller en guerre. Aussi, dois-je dire, l’expérience a été enrichissante, du point de vue de la « souffrance » qu’on a vécu en route, durant quatre jours passés entre camps militaires, belle étoile et véhicules militaires (où je cherchais même à sentir l’odeur de riz qui nous a tend dégouter à l’Espace Thialy de Dakar). Mais, il faut aussi ajouter j’ai réussi à mieux me frotter aux soldats. Histoire de lever certaines barrières et la peur de vouloir aborder ces hommes en armes. Merci à Nora pour avoir parcouru et apprécié ce reportage. « Il paraît que les militaires peuvent faire un coup d’état pour une affaire de boîte de sardine » (lol). Ce qui est sûr, je pense que du côté du Togo, n’ayez pas peur d’aborder les militaires. Parce qu’ils pensent que vous avez peur d’eux, donc de les aborder poliment…

  4. Fofana, juste te dire ceci: tu as vecu là l’une des plus belles expériences de ta vie. Je t’assure. Tu es un vrai Fbi. Mais pourquoi vous n’avez pas accompagner le contingent jusqu’à Bamako? Comme un reporter de guerre, tu as pris des photos vraiment parlants.

    1. Malheureusement, l’état-major a décidé que notre mission s’arrête à Zégoua. J’aurai bien voulu aller à Bamako si j’avais les moyens. Mais, il était aussi convenu que l’Armée malienne et des soldats de l’Opération Serval devraient s’occuper du convoyage du 1er contingent logistique ivoirien à Bamako et à Sevaré. Merci pour les compliments. Je suis heureux, parce que je me rends compte que tu as effectivement lu le reportage. Je crois que c’est relancé !!!

  5. Et bien chapeau mon cher F.B.I pour ce reportage très détaillé. J’ai cru un moment que vous alliez accompagner le contingent jusqu’à Bamako. J’allais profiter pour te faire visiter la ville.

    1. Ta réaction me va droit au cœur mon frère Michel. Malheureusement, je ne suis pas arrivé à Bamako comme prévu. Je crois que l’occasion viendra où je pourrai visiter Bamako. Car, je rêve aussi de me rendre la-bas.

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