Côte d’Ivoire-Maroc: la défaite n’est pas machiavélique

Lettre ouverte aux Ivoiriens suite à la défaite de notre pays (la Côte d’Ivoire), battue par le Maroc (2-0) lors de la phase finale qualificative pour le Mondial 2018 en Russie. Un match tenu à Abidjan le samedi 11 novembre 2017.

Pour une fois, je vais vous dire que nous les #Ivoiriens devrions assumer cette défaite. Dans un match de football, c’est le meilleur qui l’emporte à la fin. Et ça, il faut reconnaître que les #Marocains ont assuré. Il faut respecter le Maroc; Mais n’ayons pas la mémoire courte. Car, en 2014 la Côte d’Ivoire était au mondial alors que le Maroc n’y était pas depuis 20 ans. Pourquoi ? Sachez qu’il y des leçons à tirer.

Disons-le tout net. Toutes les conditions étaient réunies pour la victoire de cette équipe marocaine. Personne n’est sans ignorer que la plupart de ces joueurs que nous avons vu samedi 11 novembre se connaissent mieux. Ils ont travaillé en symbiose au ‘’Felicia’’. Ils nous l’ont prouvé sur notre sol. Qu’en direz-vous de notre équipe ?

Et pourtant, nous (#Cotedivoire) avions été au mondial trois fois de manière consécutive. Notre échec permet ainsi au #Maroc de retrouver le chemin du Mondial que ce pays a perdu pendant plusieurs années. Ils ont été à hauteur en 2017, mais hier ont les avaient aussi traîné dans la boue, les qualifiant de vauriens, de nullards. Simplement, parce que l’équipe marocaine était incapable d’allée à la Coupe du Monde après 1998. Tout comme la Côte d’Ivoire a attendu 20 ans avant de prendre sa deuxième CAN en 2015.

Aussi, je tiens à souligner que notre défaite reflète aussi l’état d’esprit et le niveau d’immaturité dont fait preuve notre belle équipe nationale (sic) d’aujourd’hui. Oui, à quelques exceptions près, ce n’est pas cette équipe qui a remporté la #CoupedAfrique de 2015. Ce n’est pas cette équipe qui a été au mondial en 2006, ni en 2010, ni en 2014. Pour autant, une défaite n’est pas aussi machiavélique. Comme c’est le cas de le dire. Qu’on soit étudiant, travailleur, professionnel, entrepreneur… footballeur, la défaite ou l’échec (c’est selon) devrait permettre à chacun de (re)faire son examen de conscience pour savoir (re)bondir.

Cher.e.s Ivoiriens/nes, comprenez qu’il y a du travail à faire pour ces nouveaux jeunes joueurs ivoiriens, qui doivent apprendre à mieux se connaître ; pour mieux se battre pour le pays et non pour une hypothétique gloire personnelle. La génération des Drogba, Yaya etc. et bien d’autres j’en passe ont connu des hauts et des bas. Ce ne sont pas eux, ces nouveaux joueurs, qui seront à l’abri. Certains diront que « c’est l’entraineur Belge qui pose problème », d’autres diront que « c’est parce que Hervé Renard connaît mieux notre équipe » que nous même. Arrêtons de végéter dans le passé: 2015, ce n’est pas 2017.

Personnellement, je ne vais pas continuer à vouer l’équipe ivoirienne aux gémonies. De toute façon, il devrait y avoir un perdant. Et lorsqu’on perd, dans un jeu surtout, on ne va pas en faire un drame national, encore moins arrêter de vivre. La Côte d’Ivoire reste, malgré tout, une grande Nation de foot. Pour terminer, je dirais à ceux qui se lamentent : aucun pays n’est imbattable, aucun être humain n’est infaillible.

Comme quoi, la Côte d’Ivoire n’a pas le monopole de la victoire. C’est comme ça. Parfois on est beau, parfois on ne l’est pas. Tournons la page en restant debout, fiers, dignes, même dans la douleur. Comme on aime à le dire bien dans notre jargon : Découragement n’est pas Ivoirien.

Bravo aux #Éléphants** #CIVMAR2018

Vive la #CoupeDuMonde

#Russie2018

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Fofana Baba Idriss
Journaliste-Blogueur, communicateur, web activiste, volontaire de la bonne cause !

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